.Pose ta main sur mon cœur et écoute-le chanter. (8)
Je m'accrocherais à ton souvenir comme la misère, en espérant que tu reviennes. Je crierais mon amour à une autre et tu ne reviendras pas. Et si je me pendais à mon balcon en appelant ton nom, entendrais – tu ma douleur ? Sans que je sache pourquoi c'est à toi que j'avais confié le peu d'espoir qu'il me restait. Quand tu es partie tu as tout emporté dans ta fuite.
Surement ne sauras – tu jamais que c'est à toi que je m'adresse, tu ne liras sans doutes jamais ces lignes pleines de cicatrices mais c'est peut – être mieux ainsi. Pour tout le mal que tu nous a infligé je te prie de ne pas revenir. Je laisserais une autre panser mes plaies et recoller ce que tu as brisé. J'aimerais que tu reviennes mais cette perspective me terrifie autant qu'elle me séduit. Je me contredis je sais, moi – même je ne sais plus ce que je cherche. Si je t'attends ou si je te fuis. J'attends peut – être que tu me le dises.
Je n'ai jamais cru en dieu, pourtant le soir ou tu m'as déserté j'ai prié dieu de toute mes forces. Il m'a conforté dans l'idée qu'il n'existait pas. S'il avait existé il aurait entendu mes cries de détresses.
Mon dieu, peins – moi de la beauté sur les joues, envoie ta chaude lumière sur mon absence de visage. ✖